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« Une sagesse ancienne pour un monde nouveau »
Lecture du mois
Jules Hermann - Les révélations du grand océan

Les révélations du grand océan

Ce mois-ci, nous vous proposons de lire un extrait du livre Les révélations du grand océan, publié par la Diffusion Rosicrucienne. Il a été écrit par Jules Hermann.

LES RÉVÉLATIONS DU GRAND OCÉAN

CHAPITRE XI

 

LA DÉCOUVERTE D’UN ZODIAQUE À BOURBON NOUS RÉVÈLE LA RAMIFICATION DE LA CIVILISATION QUI EST PASSÉE SUR LE CONTINENT PALÉAUSTRAL AVEC CELLE DES ARIENS DE L’INDE, ET LES CHALDÉENS DE L’ARABIE ET DE L’ÉGYPTE. LA PAROLE EST AUX ASTRONOMES POUR LA DÉTERMINATION DE SON ÂGE.

Cette question des zodiaques n’a pris son importance en Europe que depuis l’expédition d’Égypte sous Bonaparte et grâce aux savants français qui en faisaient partie. Elle inspirait si peu d’intérêt précédemment que Diderot et d’Alembert, en faisant leur énorme compilation encyclopédique du XVIIIe siècle, en parlent incidemment et n’en citent aucun. Pourtant déjà en 1739 un astronome, l’abbé Pluche, avait énoncé timidement que leur création remontait au déluge (Histoire du ciel), antérieure à l’arrivée des Chaldéens en Égypte.

Ces zodiaques, legs pieux du sabéisme, avaient été des compagnons obligés de monuments sacrés ; ils étaient pour la plupart d’une antiquité sans histoire, comme ceux de Denderah et celui d’Esnah en Égypte, comme ceux de Salsette et autres en Inde, comme celui de la montagne St-Denis que nous découvrons ! On en avait également trouvé un peu partout aux ruines des autres vieilles contrées : Chine, Japon, Asie Mineure, Grèce, etc.

Et comme tout ce qui touche au graphisme astronomique, ces étranges figurations, généralement les mêmes partout, avaient frappe l’attention des grands penseurs de notre période révolutionnaire « qui ramenaient tout à la raison ».

Elles n’étaient point, suivant eux, de simples sujets d’ornementation, transmis de génération en génération ; elles étaient, au contraire, l’expression d’une science certaine et d’une connaissance profonde en astronomie ; elles provenaient d’une souche humaine, commune aux peuples qui les possédaient et tellement ancienne qu’il fallait remonter au-delà du déluge, pour en rétablir la ramification ! Et, depuis cette poussée d’opinion des novateurs du XVIIIe siècle, sublime vision d’une science née dans la préhistoire, la question n’a pas avancé. Et, malgré les merveilleuses découvertes que les fossiles, au XIXe siècle, ont apportées à l’archéologie, à la paléontologie et à l’anthropologie, elle n’a pas été reprise !

Combien devons-nous regretter que la science européenne soit restée indifférente à tout ce qui se découvre et est à découvrir hors d’Europe du long passé de l’homme sur la Terre. Pour tous ces vieux pays que la géologie nous montre au-dessus des eaux, quand l’Europe en était couverte, la tradition et la fable même, les ruines d’industrie, la pierre travaillée, mouvementée ou redressée, la montagne affouillée et gravée, les mers endiguées ou canalisées sont autant d’affirmations d’un vieux passé qui éveillent nos méditations et que l’Europe ne peut avoir.

C’est aux Chaldéens1, gens essentiellement astrologues et astronomes, qu’on attribue généralement la vulgarisation des zodiaques en Éthiopie ou Égypte et dans la Basse Asie.

Pour les contrées de Thèbes et de Memphis, rien au point de vue historique ne l’établit ; on sait qu’une race blanche, suivant toute apparence arabe et qu’on a cru berbère, y a prédominé de bonne heure sur la race noire d’Afrique. Hérodote, d’un autre côté, commence sa mémorable chronologie, par dire qu’au début, des prêtres adorateurs de huit dieux, puis d’autres de douze dieux (Sabéisme), vinrent établir leur domination sur la population égyptienne, mais sans énoncer de quelle race ils étaient ; la date qu’il donne ferait remonter cette domination à 19 500 ans.

  1. CHALDÉE, de Katady, à « qui on fait excuse, qu’on respecte ».

Et supposons qu’on put traverser à ce moment la mer Rouge à pied sec, ou que le détroit de Babelmandeb n’eut pas eu son envergure actuelle, comme son étymologie le fait penser1, l’Arabie Heureuse et l’Éthiopie auraient communiqué et la race arabe serait venue de l’Est et non du Nord-Ouest.

Pour la Basse Asie, c’est bien différent ; les Chaldéens ont laissé à Babylone les témoignages d’une science et d’une magnificence qui étonnent. Quand ils s’implantaient au milieu des Assyriens, ils n’étaient, suivant Isaïe2, qu’un peuple sans patrie, comme peuvent nous représenter aujourd’hui les Juifs ; et leur célèbre historien Bérose leur reconnaissait pourtant une chronologie remontant à 432 000 ans. Comme Abraham, le père des Juifs, ils se disaient descendants des Sabéens, adorateurs des astres, et provenaient par suite de ce puissant pays de Saba3 dont le faste existait encore au temps de Salomon, mais que nous ne pouvons plus reconnaître aujourd’hui tant il est réduit. Il n’est plus représente que par la petite terre de Yemen, située au nord de l’île Socotora4, au sud de l’Arabie Heureuse, sur les bords de l’infortunée mer des Indes, ou fut le Grand Continent austral, le Préaustral !

C’est là que toutes les terres se sont effondrées, écartées, émiettées depuis qu’un événement capital dans l’histoire du globe y a amené l’affaissement graduel du sol et l’écoulement des mers du Nord vers le Sud5.

L’humanité, qui a fait les grandes civilisations des pourtours de la mer des Indes n’a certainement pas eu conscience de la concomitance des grands bouleversements qui se sont produits au tertiaire et que la géologie peut suivre aujourd’hui merveilleusement. Aucune des nombreuses traditions qui s’y sont transmises ne peut nous le faire penser. Le déluge raconte à l’Orient de la mer Rouge chez les Juifs et les Chaldéens6 n’a pas été consigné chez les Égyptiens. Mais comment méconnaître ce que la raison nous fait de plus en plus entrevoir comme vrai ! La race aryenne se retrouve dans toute l’Europe et en Asie, et on ne sait d’où elle est partie !

Les Dupuy, les Volney et autres penseurs ont établi que nos vieilles religions avaient leur unique point de départ.

Une science nouvelle, la paléogéographie, vient d’établir qu’un continent austral immense a existé au secondaire et au tertiaire.

La roche travaillée à l’île Bourbon, fragment de ce grand continent, est l’œuvre d’une humanité bien lointaine dont les anciennes civilisations de la Terre n’ont pas gardé le souvenir et pourtant le sabéisme a régné sur ce continent comme en Saba et en Égypte.

Et par la suite, voilà que la question zodiacale projette, sur le vieux passé soupçonné entrevu, mais non prouvé, la lumière ardemment désirée, l’apparition de la souche cherchée.

Il existe au pays de Said7, ancien royaume de Thèbes dans la Haute-Égypte, plusieurs zodiaques enfouis parfois sous les décombres de vieilles villes et datant, dit-on, de plus de 6 000 ans.

Les zodiaques ont eu leur grande célébrité au commencement du XIXe siècle. Je veux parler principalement des deux qui se trouvent au vieux temple de Denderah.

  1. BAB-EL-LABDER, de Am bava hely mandevo, « là, la petite ouverture effondrée ». Les parlers qui n’ont pas de v prononcent Bav’ hel’ mandeb’.
  2. Ce sont les observations de Volney que je relève ici.
  3. SABA vient de tsaba, signifiant « qui plonge ».
  4. SOCOTORA, de Sokatoro, « qui plonge en morceaux ». Étymologies révélatrices.
  5. Sujet traité dans mon livre IV.
  6. Hérodote parle de plusieurs déluges et fait remonter le déluge universel à 2 328 ans avant J.-C.
  7. SAID, de Saha hid, « la place des barrières », où le pays ne va pas plus loin, en raison des cataractes.
(…) Fin de l'extrait

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