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« Une Sagesse ancienne pour un Monde nouveau »

Kabbale et Connaissance

Ce mois-ci, nous vous proposons de lire un extrait du livre « Kabbale et Connaissance », publié par la Diffusion Rosicrucienne. Il a été écrit par Josselyne Chourry.

Ce livre constitue une réflexion sur la kabbale et permet de mieux en comprendre le sens et la portée. Y sont naturellement traités les grands thèmes liés à cette tradition séculaire (les dix séphiroth, les quatre mondes, les vingt-deux lettres hébraïques, les sept corps subtils de l’homme, etc.), mais également des thèmes purement philosophiques chers aux kabbalistes (le bien et le mal, le libre arbitre, la réintégration divine, etc.).

Kabbale et Connaissance

Pessah

Immoler l’agneau, c’est tuer le vieil homme en soi.

PeSSaH, la Pâque juive, signifie « passage ». C’est le passage d’un état inférieur à un autre, une renaissance. Mais toute renaissance est une étape, car avant d’atteindre la Terre promise, il y a la traversée du désert.

PeSSaH marque la prise de conscience de la profondeur de notre inconscient. C’est aussi le passage de la vie purement matérielle à la recherche de la spiritualité. Ainsi, l’homme en cours de spiritualisation doit franchir la mer Rouge - la mer des limites - pour faire apparaitre sa terre intérieure, son ‘aDaMaH - la terre rouge. Au milieu du désert, arrêter, c’est mourir de soif ; on n’a donc que le choix de marcher. Retourner sur ses pas, c’est être tenté de régresser pour un certain confort moral et intellectuel antérieur. Accepter la traversée du désert, c’est l’aventure de la conscience.

Ensuite vient l’écroulement des murs de Jéricho - nos barrières mentales -, nous permettant d’accéder à l'ensemble de notre inconscient, de le faire communiquer avec notre être conscient, et ainsi de réaliser cette harmonie que nous recherchons. Alors nous atteignons une Terre promise. Et puis nous recommençons la spirale de niveau de conscience en niveau de conscience.

Les Tables de la loi conservées dans le QoDeSH HaQoDaSHiM, le « Saint des Saints », symbolisent l’endroit le plus sacrées et le plus secret du BeTH HaMiQDaSH, le temple de Salomon, c’est à dire au plus profond de notre cœur. Les rabbis ont dit que :

La ToRaH est le corps de la tradition,
Le TaLMuD, l’âme de la tradition,
La QaBaLaH, est l’esprit immortel de la tradition.

PeSSaH est présente en permanence dans l’existence quotidienne avec la sortie d’Égypte - l’inconscient.

L’Exil est une expérience par laquelle tout être humain doit nécessairement passer au cours de son existence. C’est un concept manifesté en couple dans la pensée kabbalistique, et notamment par la dialectique entre GaLouTH, « exil », et GUeouLaB, « délivrance ». C’est un phénomène cyclique. Toute vie est d’abord un exil, de la gestation à la délivrance, pour devenir une nécessité métaphysique où l’évolution de chaque homme connaît une suite de gestations et de délivrances. Ainsi, la vie - celle du peuple hébreux en particulier -, oscille entre deux états de conscience : un temps où il voit et un temps où il est en exil. Là encore, nous sommes dans la notion de cycle, comme l’inspire alterne avec l’expir. En exil, le monde devient un lieu de semailles et induit la capacité de transformation.

Judaïser - dans le sens d’atteindre un état -, c’est changer, dit-on ; ce qui implique que même dans l’exil, Israël garde la mémoire divine de l’humanité. Il ne s’agit pas de faire du prosélytisme, mais de voir à travers la vocation d’un peuple - « Qui sème Israël, récolte l’humanité » - la mission de toute l’humanité, qui est de changer sa nature par un surcroit de spiritualité.

(…) Fin de l'extrait

Rose-Croix

Reconnu d'utilité publique dans plusieurs pays en raison notamment de sa contribution à la culture, à l'éducation et à la paix, l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix est une Fraternité mixte, sans distinction de nationalité, de classe sociale ou de religion.
Site officiel :
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Citation de la semaine

« Il ne fait aucun doute que si les hommes vivaient en harmonie avec les lois naturelles, universelles et spirituelles, ils connaîtraient infiniment moins d’épreuves, de malheurs et de misères. On peut même dire qu’ils seraient heureux, d’où la nécessité d’étudier et de respecter ces lois. À cet égard, il importe de comprendre que l’humanité n’est pas destinée à souffrir, mais à s’épanouir dans le bonheur »
Mysticisme rosicrucien